mardi 12 mai 2015

Dualité

» Bien ou mal, une binarité qui ne peut être que fatale. Influencée ou voulue chaque décision que l'on prend se révèle, par sa nature, un extrait conscient de nos choix les plus intimes. Ce que l'on devient est une résultante, parfois probante, d'une addition de nos peurs, nos désirs et de nos plus profonds regrets. Perception du réel au travers d'une lucarne, l'intellect collectif juge et définit pour nous les bienfaits de l'un ou les dérives marginales. Du peu qui nous arrive au travers de ce hublot, on aperçoit l'excellence ou le beau, on nous montre l’indicible horreur cachée d'intentions illusoires. Plus on avance et plus on distingue, l'intention de l'impact, l'hérésie de la conviction, au sein même des illusions forgées, pour nous et par nous, afin de nous aveugler avec cette lumière confortable qui sied tant, aux inconscients et aux ignorants, aux gens heureux et amoureux. Dans un monde qui nous propose l'Eden, on s'accorde entièrement d'un pas assuré à le piétiner vaillamment, à le forger brutalement, à notre image d'un confort éphémère. Si l'instinct nous pousse à la survie alors la raison, dans son chemin tortueux, n'a de cesse par son intense réflexion de nous inciter à la destruction.
Prédateur naturel d'une planète si belle, nous sommes au fond les victimes de notre propre nature, duelle. » 

mercredi 29 février 2012

Sagesse lunaire

» Dans l'obscurité on cherche la lumière, parfois on ne la voit pas mais elle est toujours présente, attendant qu'on la découvre tapie dans la couche vaporeuse.
Elle génère les ombres qui nous effraient mais jamais ne nous laisse dans le noir. Source d'imagination et d'illusion, elle est celle qui révèle nos désirs, fantasmes et peurs.
La lune veille sur nous et nous porte conseil lorsqu'on lui demande. Illumination au milieu de nos sombres pensées, elle sait rendre la verve à nos chers poètes, par sa rondeur parfaite ou son sourire malicieux.
Lampadaire de la Terre, elle suit le cycle de la vie, disparaissant pour mieux nous inspirer de son éclat. »

samedi 5 mars 2011

Une nuit

» Une étincelle, un battement de coeur et j'étais pris. Un prénom, une passion pour te décrire. Un roulement de hanches, des yeux et un sourire t'ont suffi pour me séduire en un moment furtif qui donna au temps une allure moins éprouvante.

Ces certitudes que tu as brisées m'ont enrichi, hallucinante est la sensation qu'en moi tu as provoqué, par ton contact, tes idées et ta présence. Avec moins de vécu tu m'as donné une leçon qu'à l'avenir je me remémorerais avec joie et humilité confondues. Ne va pas croire à ces mensonges que la peur, la colère ou le regret amènent car seuls comptent les sentiments partagés dans la chaleur de nos corps enserrés. Artère de mes rêves qui mène au coeur de mes désirs, voilà pour moi ce que tu es devenue. Evénement inattendu au milieu de ma vie solitaire, tu as amené avec toi ce soleil qui t'as façonné. Lune perdue dans le ciel, tu éclaires mes nuits, intouchable, inaccessible.

De ces mots couchés sur un morceau de papier, je te livre, ensemble, ma solitude et ma seule envie, ma passion et mon désir. Embrumé était mon esprit avant notre rencontre, à présent il est inspiré grâce à toi.
Emplacement réservé est à présent écrit dans une parcelle de moi que je ne saurais décrire. Ainsi je t'expose mon affection, à toi, ma muse, qui en une nuit m'a inspirée ceci. »

mardi 11 mai 2010

Sous les frondaisons

»Bruit sourd et lointain, gloussements tout proches, mouvements dans les hauteurs. La sécurité ? Je ne la cherche plus. Je file, je cours au plus vite d'un point à l'autre, car si je m'arrête j'ai peur que la jungle ne me rattrape. Prédateurs, plantes venimeuses ou carnivores, je me sens menacé.

Alors je cherche un abri, asile de tranquillité au milieu de cette hostilité. Un point d'eau, me voilà sauvé, je m'approche, m'abreuve un peu et relève la tête... Pour voir cet énorme mâchoire reptilienne se refermer à la place qu'occupait précédemment ma tête. Je me remets à courir, sur terre j'ai l'avantage ; pas sur la panthère qui me regarde en se léchant les babines, bien sûr.

Tout le temps où je l'ai cherché, où j'ai couru pour le trouver, cet asile de paix où je vis désormais, seul, enfin pas vraiment, j'ai une compagne qui part chasser de temps à autre et des singes qui exécutent leurs pitreries habituelles. Je suis à présent installé depuis bien des années à la regarder pousser, grandir, ma forêt de béton.»

PercOU

Enfin j'arrive à poster un p'ti son fait il y a bien longtemps. Ecoutez, c'est jouli ^^